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À vous tous qui avez fait de la cause de notre liberté votre propre drapeau ; à vous tous qui n'avez jamais détourné votre cœur de notre douleur.
Voici que j'arrive au bout de ma première année de Liberté, une année pendant laquelle je n'ai cessé de recevoir à profusion les démonstrations de votre amitié et de votre soutien, comme autant de bénédictions dans un chemin que je n'aurais jamais pu parcourir sans vous.
La reconstruction de ma vie de famille et de mon bonheur présent ne serait pas possible sans l'apaisement de l'âme que m'a apporté votre présence. Grâce à vous, je réussis chaque jour davantage à laisser derrière moi les douleurs héritées de ma captivité, car dans le combat que vous avez mené pour sortir la cause de tous les séquestrés de Colombie de l'ombre et de l'oubli, j'ai trouvé un sens à la souffrance qui a été la nôtre.
Pendant cette année, je n'ai cessé, comme vous, de penser à ceux qui sont restés dans la jungle.
Il m'est trop cruel de penser que notre libération puisse être utilisée comme justification pour laisser dans l'oubli ceux qui souffrent encore.
Dans un contexte chaque fois plus restreint, les chefs d'État de toute l'Amérique latine qui avaient intercédé pour notre libération ont répondu présents et ont remis au sommet de leur agenda la cause de la liberté des otages encore en captivité.
Toutes les personnalités que nous avons approchées durant ces derniers mois en Europe ou ailleurs, ont exprimé leur engagement à notre cause. De leur côté, les plus hautes autorités françaises ne sont jamais devenues indifférentes au sort des otages ; elles ont tenu parole en offrant une meilleure vie aux guérilleros Wilson et Isabelle qui avaient couru le risque de libérer courageusement l'un des nôtres, poussant les gardes des otages actuels à réfléchir et à suivre leur exemple.
Dans quelques jours, le premier groupe d'ex-otages arrivera en France bénéficiant du programme de bourses que le Président Sarkozy avait promis il y a exactement un an, lors de notre libération. C'est pour eux l'opportunité d'une nouvelle vie, loin du traumatisme de ces années d'horreur. Pour ceux qui attendent leur tour dans la jungle colombienne, cela représente la certitude que leurs rêves à eux aussi deviendront un jour réalité.
Je demande au ciel de couvrir de la protection de Dieu tous ces hommes et toutes ces femmes ainsi que toutes les personnes qui, travaillant avec eux, ont construit ces opportunités extraordinaires, car ils ont fait la différence dans nos vies pour mes compagnons et pour moi. Rien de cela n'aurait été possible sans vous.
Que cette date soit pour moi l'occasion de vous exprimer mon immense reconnaissance et celle de ma famille. Sachez que vous êtes aimés et portés dans nos cœurs avec toute la tendresse que notre bonheur retrouvé nous inspire.
Et que dans ces liens de solidarité qui nous unissent, nous puissions trouver la force pour changer le redoutable destin de ceux qui sont encore prisonniers.
Oui, Il faut faire plus. Pablo Emilio Moncayo et 21 autres de mes compagnons attendent de nous des miracles. Car faire notre possible n'est plus suffisant, il faut aller au-delà du possible.
C'est dans le rassemblement de notre énergie, de nos prières, de nos réflexions et de notre action, que nous pourrons faire bouger la montagne de l'indifférence et de l'oubli. Je sais que je pourrai toujours compter sur vous. Merci.
Association pour la Fondation Ingrid Betancourt
B.P. 30944 - 75829 Paris Cedex 17 - info@fondationingridbetancourt.org
A quelques jours de l’anniversaire de la libération d’Ingrid
Betancourt et de 14 de ses compagnons d’infortune Discovery Chanel a présenté le 30 juin le documentaire « le Sauvetage Parfait », qui recrée la partie humaine des protagonistes
de l'opération « Jaque ».
Le documentaire, qui a duré 43 minutes, a été présenté avec la présence du général Freddy Padilla de Léon, ministre de défense et de
certains militaires et policiers libérés.
Luis Silberwasser Bacal, vice-président de Discovery Networks pour l’ Amérique latine, a dit que le documentaire est autre vision de ce qui est
arrivé le deux juillet 2008, quand ont été libéré Ingrid Betancourt, trois américains et onze militaires et policiers kidnappés par la guérilla des FARC.
« Ce qui est différent du documentaire, c’est la partie humaine de ce qui c’est passé, les gens qui étaient engagés, les gens d'intelligence,
les gens de l'armée, et des otages avant la libération a spécifié Silberwasser.
Il a ajouté que le projet a eu une durée de 10 mois, où on a compilé toute l'information des protagonistes à travers 70 entrevues et 80 heures
d'enregistrement.
Pour sa part le sergent William Pérez a souligné que le travail effectué, a ému tous ceux qui ont fait partie de l'opération et que son cas
particulier l’a fait pleurer, notamment au moment où il été libéré.
« Le moment qu'il m'a plus marquée est celui où je montai dans l'hélicoptère et que je crie que je suis William Pérez, que cela fait 10
années je les attends, je répète ces mots en pleurant quand je les entend ", a indiqué le sous-officier.
Pour sa part le capitaine Raimundo Malagón, a dit du documentaire qu’il a aimé la réalité des faits qui renforce le succès de l'opération
« Jaque »
« Il a eu des sentiments remarquables, qui ont énormément eu d’impact sur la scène du sauvetage quand ils diront que nous sommes
libres, cela apparaît dans l'âme de cette planification aussi bien exécutée, a expliqué le fonctionnaire.
Il a conclu que le plus important est d’avoir retrouvé la liberté, a demandé aux colombiens de ne pas oublier les autres kidnappés et a manifesté
sa confiance au gouvernement et aux Forces Militaires pour qu’autres kidnappés retrouvent leur liberté.
Pendant le documentaire on révèle des détails comme la participation du Gouvernement des Etats-Unis dans l'opération « Jaque », ainsi comme
les moments tendus qu'ont vécus les fonctionnaires de l'armée et l'ex-ministre de la défense Juan Manuel Santos, avant et pendant le sauvetage avec le groupe d'intelligence dans la région où c’est déroulée la supposée mission humanitaire.
D'une autre partie il montre un FARC alias « lunettes » dans une scène inconnue, où ce dernier applaudit juste au moment ou les otages libérés
rentraient dans l'hélicoptère.
Le documentaire dispose des témoignages de certains de ses protagonistes comme l’ex-ministre de la défense, l'ambassadeur des Etats-Unis en
Colombie, le général (r) Mario Montoya, le sergent Pérez, le capitaine Malagón, d'un des Américains et des militaires qui ont effectué les rôles de journalistes et d’infirmiers.
Paris propose un texte pour politiser le débat
L'accord idéal sur le climat vu par la France tient en un mémorandum de 13 pages et 60 articles. Jeudi 25
juin, le texte a été soumis "pour discussion" au Conseil des ministres de l'environnement tenu à Luxembourg.
Brice Lalonde ambassadeur pour le climat
Il reste à peine six mois d'ici le sommet de Copenhague où la communauté internationale s'est donnée rendez-vous pour s'entendre sur les efforts à fournir, à partir de 2012, pour lutter contre le changement climatique. Et Paris estime que le débat ne doit pas s'enliser dans des bagarres techniques entre experts mais s'élever au niveau politique. "En dernier ressort, ce sont les chefs d'Etat qui décideront. Il faut leur proposer une vision claire de l'action à mener. C'est le sens de ce texte qui a vocation à être amendé. Nous attendons les commentaires", explique Brice Lalonde, l'ambassadeur pour le climat. Il ne cache pas l'espoir de voir l'initiative servir de base à un futur compromis.
Tragique destin pour la petite Chiara que seul un voyage au Canada pourrait enrayer.
Sans une greffe de coeur, les jours de Chiara sont comptés. Du haut de ses trois ans, c'est une jolie petite fille qui nous accueille dans sa maison à Volx.
Aux premiers regards, elle ne laisse rien apparaître, même si on peut percevoir une fatigue prononcée, entendre une respiration difficile. Nul ne pourrait imaginer qu'elle se bat depuis sa naissance pour vivre. Tragique destin que seul un voyage au Canada pourrait enrayer.
Il y a quelques jours, le 25 mai, le téléphone sonne. On fête les 32 ans de Marjorie, sa maman. Mais ce n'est pas un "Joyeux anniversaire" au bout du fil. Les nouvelles du professeur Kreitmann de l'hôpital de La Timone ne sont pas bonnes. Chiara doit subir une troisième opération irréalisable en France.
"Elle a développé tellement d'anticorps que le risque de rejet du greffon est important. Cette intervention implique de nombreux spécialistes et ne s'est jamais faite en France. Au Canada, oui ! Même si on ne connaît pas les chances de réussite", explique Marjorie.
Une nouvelle épreuve à surmonter pour la famille Ricouart car il y en a eu tant depuis ce 17 mai 2006. Chiara a à peine deux jours de vie lorsqu'elle est transportée de la maternité de Manosque à La Timone. Diagnostic des médecins : elle souffre d'une coarctation aortique associée à une sténose valvulaire aortique congénitale sur une valve aortique bicuspide et une hypoplasie ventriculaire gauche.
La brutalité de ces mots révèle la gravité de son état. Ses souffrances sont internes. Son coeur ne fonctionne pas normalement. Ses poumons et son foie s'en trouvent affectés.
Lors de sa première opération à coeur ouvert, elle n'a que quatre jours. Intubation, trachéotomie, réanimation, les suites opératoires ont été longues et compliquées. "Les médecins ne pensaient pas qu'elle s'en sortirait. On a fait l'aller-retour Volx-Marseille pendant cent jours pour lui parler et la voir. Sa soeur et notre famille l'ont vue pour la première fois en août. Elle avait trois mois et demi."
Au fil des mois, sa santé ne cesse de se dégrader. Le 29 mai 2008, Chiara entre de nouveau en salle d'opération. C'est un franc succès. "Le professeur nous a dit : "Maintenant vous n'avez plus qu'à m'oublier." On pensait que c'était terminé. Mais si un jour on a tout gagné, un autre on a tout perdu."
L'été dernier, elle court, danse, joue avec Lola, sa grande soeur attentionnée âgée de 7ans. Mais à Noël, son coeur la lâche de nouveau. Aujourd'hui, elle ne monte plus les escaliers, s'essouffle, prend huit doses de médicaments par jour, se rend tous les mois à La Timone. "C'est une deuxième famille qu'on a à Marseille."
Chaque jour, elle risque l'arrêt cardiaque. La greffe est son dernier espoir. "Mais le greffon ne l'attendra pas. Il faut être sur place à durée indéterminée". Peut-être un mois voire plusieurs. Tout dépend du délai imparti pour trouver un donneur compatible.
Unie, la famille Ricouart ne partira pas les uns sans les autres. Chiara, Lola, Renaud et Majorie doivent s'envoler pour Toronto rapidement, trouver un hébergement, subvenir aux besoins quotidiens. Une urgence qui a un coût ; mais la vie, elle, n'en a pas.
Les habitants de Volx se sont mobilisés. L'association "La vie pour Chiara" a été créée pour récolter des fonds. Tous les commerçants ont installé des urnes à cet effet. "Grâce à cet élan de générosité, on espère que le ciel se dégagera un peu..."
Soutenir Chiara "La vie pour Chiara" 36, lotissement "La Pommeraie", 04130, Volx. 04 92 79 34